Archéologie

Archéologie

Si la collection archéologique représente le segment le moins important de la collection du MAJ, elle constitue néanmoins un élément essentiel de son histoire. Elle fait le pont entre l’actuel Musée d’art de Joliette et la toute première collection des Clercs de Saint-Viateur, celle de leur muséum d’histoire naturelle. Bien avant de se doter d’une galerie de peintures, le Séminaire de Joliette a abrité un muséum d’histoire naturelle qui réunissait non seulement une vaste collection d’artefacts, de spécimens et d’objets de toutes sortes, mais aussi les œuvres d’art que de généreux donateurs avaient offertes à la congrégation. Ce n’est qu’à partir de la fondation du musée d’art du Séminaire, en 1943, que les deux types de collections, art et histoire naturelle, seront séparées.

Les deux musées vont se côtoyer jusqu’en 1957, année où un incendie détruit une aile du Séminaire. La collection du muséum doit dès lors être remisée, puis peu à peu démantelée et dispersée. Les pièces présentant un intérêt archéologique et artistique rejoignent alors la collection du jeune musée d’art. Il s’agit de quelques figurines d’argile de la Perse antique, de terres cuites étrusques, d’une statuette romaine en marbre et de divers objets utilitaires, auxquels viendront plus tard s’ajouter différentes pièces antiques d’Europe et d’Asie offertes au Musée par M. Serge Joyal, le chanoine Wilfrid Tisdell et le père Paul Quesnel, c.s.v.

Au cours des quelque trente dernières années, la collection d’archéologie du MAJ s’est enrichie de pièces provenant du Nouveau Monde, plus précisément d'artefacts appartenant aux civilisations Maya, Olmèque, Nazca et Tiahuanaco. Ces pièces offrent de merveilleux exemples des différentes techniques du travail de l’argile à l’époque précolombienne et contrastent de manière frappante avec les pièces de l’Ancien Monde qui constituaient jusque-là la collection.