Musée d’art de Joliette

Musée d’art de Joliette

Rencontre d’artistes
Nathalie Batraville et Stina Baudin

De 14 h à 15 h

Crédit : Noire Mouliom, 2023

Détails

Horaire : Dimanche 26 avril 2026, de 14 h à 15 h

Lieu : Dans la salle Liard-Després

Coût : Gratuit avec les frais d’entrée du Musée

Il n’est pas nécessaire de réserver votre place, il suffit de se présenter à l’accueil avant le début de l’activité.

À l’occasion de l’exposition la clarté creuse les montages, le MAJ a le plaisir de vous inviter à une rencontre avec les artistes Nathalie Batraville et Stina Baudin. De la poterie au textile, cette discussion offrira un regard croisé sur leurs pratiques respectives, en abordant notamment les notions de mémoire, de résistance et d’hybridation des formes et des savoirs au cœur de leurs démarches. Animé par la commissaire Ariane De Blois, cet échange propose en outre d’approfondir la réflexion sous-jacente à l’exposition : Que peut l’art face à l’adversité du monde ?

Biographies

Nathalie Batraville est une artiste dont la pratique comprend la céramique, le collage, et l’écriture. Ses œuvres interrogent l’anticolonialisme, le plaisir, la botanique, et la rébellion. Elle cherche à donner forme à un désir collectif de faire tomber des empires. En mettant de l’avant la mémoire des ancêtres et des martyrs, elle retrace l’héritage des différentes figures et épisodes de révolte et d’autodéfense à travers divers territoires, de Saint-Domingue au Congo, en passant par l’Île de la Tortue et la Palestine. Elle juxtapose différentes formes et traditions, et diverses cartographies de luttes contre l’assujettissement. Son recueil de poésie en collage, publié en 2025 aux Éditions Cases Rebelles, s’intitule L’Amérique du Nord. Sa dernière série d’œuvres en céramique reprend la tradition des « face jugs », comme les artistes Simone Yvette Leigh et Jim McDowell avant elle, afin de retracer une forme de résistance particulière aux personnes noires mises en esclavage aux États-Unis, dans la Caroline de Sud à partir des années 1840. Elle réinvite cette forme en la reliant aux plantes qui étaient des alliées des personnes afrodescendantes dans leur survie et leur révolte.


Stina Baudin est une artiste canadienne d’origine haïtienne, basée entre le Canada et les États-Unis. Elle a étudié à l’Université Concordia à Montréal, au Canada, ainsi qu’à l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles, en Belgique. Elle est diplômée en 2025 de Cranbrook Academy of Art, au Michigan, aux États-Unis.

Les tissages de Stina intègrent des médiums variés – données, cartographies sonores, textes, archives et récits oraux – pour raconter les histoires des communautés noires et de leurs passés contestés. En entrelaçant ces récits à travers des motifs complexes, son travail établit des liens entre récit traditionnel et données archivées, vérité et mythe. Ainsi, son œuvre cherche à donner forme aux multiples savoirs qui émergent du mouvement géographique, du rituel, de l’ascendance et de l’histoire.

Stina est lauréate de la bourse de la Gilbert Foundation et du Maxwell/Hanrahan Foundation Materials Award (États-Unis), décernés par la Cranbrook Academy of Art. Ses expositions récentes incluent la Biennale de Toronto (2024), le Cranbrook Museum of Fine Arts, et le Centre Clark (Canada). Elle a également participé à des résidences au ZK/U Berlin, au Banff Centre for Art and Creativity (Canada), ainsi qu’à Pocoapoco (Mexique). Son travail a reçu le soutien du Conseil des arts du Canada, de Holon Berlin et du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ).