Parcours-découverte à la cathédrale Saint-Charles-Borromée de Joliette Ozias Leduc

Ozias Leduc

À propos —

Les vingt-trois peintures murales qui ornent les voûtes du chœur, de la nef et du transept de la cathédrale Saint-Charles-Borromée de Joliette sont représentatives du style d’Ozias Leduc. Réalisées entre 1892 et 1894, ces peintures représentent les mystères du Rosaire de même que huit scènes complémentaires de la vie du Christ. Il s’agit de la première commande d’envergure réalisée par Leduc.

Afin de faire connaître cet ensemble exceptionnel signé par le plus célèbre représentant de la peinture religieuse au Canada, le Musée d’art de Joliette, en collaboration avec le Conseil régional de développement de Lanaudière et le Comité organisateur des fêtes du centenaire du diocèse, a doté la cathédrale Saint-Charles-Borromée de Joliette d’un support permanent d’interprétation. La recherche de ce projet a été confiée au professeur Laurier Lacroix, spécialiste de l’œuvre d’Ozias Leduc, et a fait l’objet d’une publication bilingue.

Biographie —

Ozias Leduc est né à Saint-Hilaire de Rouville en 1864. Il débute sa carrière artistique vers 1883 alors qu’il travaille chez le fabricant de statues T. Carli de Montréal. Trois ans plus tard, il devient l’apprenti de Luigi Giovanni Vitale Capello, un prolifique décorateur d’églises, puis d’Adolphe Rho en 1889. Il obtient rapidement son premier grand contrat avec la décoration de la cathédrale de Joliette. Lors d’un voyage en Europe en 1897, Leduc s’imprègne des œuvres impressionnistes et symbolistes, ce qui se reflètera dans son travail par la suite. En 1924, il se voit confier la décoration intérieure de l’église Saints-Anges-Gardiens de Lachine. Il exécutera le travail avec l’aide d’un associé et d’apprentis, dont Paul-Émile Borduas. Pendant sa carrière, Leduc décorera plus de trente églises et chapelles au Québec, en Nouvelle-Écosse et dans l’est des États-Unis.

Si Ozias Leduc est reconnu pour ses œuvres religieuses, il l’est tout autant pour ses œuvres profanes. En effet, il s’adonne également à la peinture de chevalet. Ses portraits, natures mortes et paysages sont baignés d’une douce et chaleureuse luminosité et se caractérisent par leur caractère intimiste. Cet artiste, poète et intellectuel exerça une influence considérable sur des artistes de l’avant-garde tels que Paul-Émile Borduas, dont il fut le maître, et Jean-Paul Riopelle. En 1938, l’Université de Montréal lui décerne un doctorat honorifique. Il décède à Saint-Hyacinthe en 1955.

Information —

Tous les jours de 10 h à 16 h
2, rue Saint-Charles-Borromée Nord, Joliette