Monique Régimbald-Zeiber. Les ouvrages et les heures

Commissaire : Anne-Marie St-Jean Aubre

Du 1 février 2020 au 10 mai 2020

À propos —

Connue comme peintre et auteure, Monique Régimbald-Zeiber a une carrière qui s’étend sur plus de trente-cinq ans de pratique artistique. Elle a développé une démarche fascinante qui trouble l’histoire du formalisme québécois en peinture en y insérant des références au corps et à la réalité des femmes, décrite par les femmes. Son mot d’ordre : donner une présence à ces histoires, souvent réduites à l’état d’anecdotes ou de faits divers, en cherchant à « figurer autrement ». Toujours en équilibre sur la fine ligne départageant l’abstraction de la figuration, son travail traite les mots en images et aborde la composition picturale sous l’angle de la syntaxe, croisant de manière singulière les champs au centre de ses recherches, soit la littérature et la peinture. Professeure à l’École des arts visuels et médiatique de l’UQAM durant vingt ans, Monique Régimbald-Zeiber a eu un impact certain sur la formation des artistes contemporains québécois d’aujourd’hui.

À l’hiver 2020, le Musée d’art de Joliette offre à Monique Régimbald-Zeiber sa première exposition rétrospective. Composée d’œuvres des années 1980 à aujourd’hui, cette exposition fait apparaître le fil conducteur d’une carrière élaborée sous le signe de la conversation.

 


 

Images à la une

Monique Régimbald-Zeiber, vue d’atelier. Photo : Paul Litherland

Monique Régimbald-Zeiber, Avec Svetlana A. : Une histoire manquée (détail), 2017-2019. Photo : Julián Durazo Herrmann

Biographie —

Monique Régimbald-Zeiber vit et travaille à Montréal. Très tôt, elle s’est intéressée à l’écriture et au politique dans l’art. En 1980, elle obtenait un PhD en littérature qui proposait une lecture croisée des écrits et pratiques picturales de l’avant-garde russe. Elle a été professeure à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM de 1992 à 2012. Peintre, elle a, depuis une vingtaine d’années, développé une démarche qui interroge la construction du regard et de l’histoire, en particulier celle des femmes. Elle le fait dans et par des croisements de peinture et d’écriture. C’est à l’intérieur de ce projet qu’elle s’est intéressée à la peau comme ultime registre de la petite histoire. Ses œuvres font partie de différentes collections dont celles du Musée national des beaux-arts du Québec, du Musée d’art contemporain de Montréal et de la Galerie de l’UQAM. Elles ont été exposées au Québec, au Canada et en Europe. Ses deux dernières expositions individuelles se tenaient à Rome en 2008 (Éclats de Rome à la galerie La Nube di Oort) et à Montréal en 2011-2012 (Les dessous de l’histoire (2) à la Galerie B 312). En 1997, elle fonde avec Louise Déry, directrice de la Galerie de l’UQAM, les Éditions Les petits carnets.