Marina Gadonneix. Phénomènes

Commissaire : María Wills Londoño, avec la collaboration d'Audrey Genois et de Maude Johnson

Du 28 septembre 2019 au 5 janvier 2020

À propos —

MOMENTA x Musée d’art de Joliette

Marina Gadonneix allie documentation, simulation et fiction afin de rendre visible l’énergie entourant l’objet. La série photographique Phénomènes explore les modèles scientifiques de réplique d’évènements naturels en se penchant sur la théâtralité du laboratoire. À travers leur (re)production artificielle, ces phénomènes (une avalanche, une tornade, la foudre, etc.) prennent littéralement forme, deviennent des choses – des entités sur lesquelles nous pouvons dès lors avoir une préhension.

Énigmatique et séduisante, l’ambiance qui se dégage des reproductions invite au sensible plutôt qu’au rationnel : peu d’indices nous permettent de comprendre si ce qui « arrive » dans l’image relève du merveilleux ou du catastrophique. Les scénographies de Gadonneix abordent la question de l’insaisissable eu égard au besoin intrinsèque de l’être humain de mesurer et de contrôler ce qui l’entoure.

 

Exposition présentée dans le cadre de MOMENTA | Biennale de l’image et produite en collaboration avec le Musée d’art de Joliette et Les Rencontres d’Arles.

 

Bande de logos Exposition Marina Gadonneix

 

 

Images à la une 

Untitled (Wave) # 2, de la série Phénomènes, 2016, épreuve au jet d’encre. © Marina Gadonneix. Avec l’aimable permission de la Galerie Christophe Gaillard.

Untitled (Lightning), de la série Phénomènes, 2014, épreuve au jet d’encre. © Marina Gadonneix. Avec l’aimable permission de la Galerie Christophe Gaillard.

Les œuvres qui figurent dans cette page sont protégées par le droit d’auteur. Il est strictement interdit de les reproduire.

 

Biographie —

Née en 1977, à Paris (France)

Vit à Paris

Expositions/projections individuelles : Reste eVidence Black-out, Galerie Christophe Gaillard, Paris (2017); La couleur moyenne de l’univers, Le Point du Jour, Cherbourg-en-Cotentin (2016); Phénomènes, Kaune Contemporary, Cologne (2015); Après l’image, Galerie Michèle Chomette, Paris (2015); Smoke Screens, Panoptikon Fotografins Hus, Stockholm (2015).

Expositions/projections individuelles collectives : Panorama, Ateliers de l’Institut Français — Palais de Tokyo, Paris (2018); Le temps, Galerie Christophe Gaillard, Paris (2017); SoixanteDixSept Experiment, Centre photographique d’Île-de-France, Pontault-Combault (2017); Space Oddity, Maison des arts de Créteil, Créteil (2017); Background, Galerie Duchamp, Yvetot (2017); Entre la plume et le marteau, Centre photographique d’Île de France, Pontault-Combault (2016); Landscapes, Darmstadt Days of Photography, Darmstadt (2016).

Représentée par la Galerie Christophe Gaillard (Paris)

Site web : marinagadonneix.com

 


 

Mot de la commissaire —

Marina Gadonneix allie documentation, simulation et fiction afin de rendre visible l’énergie entourant l’objet. Entre abstraction et figuration, lieu et non-lieu, les images de l’artiste interrogent l’acte photographique et sa capacité à capturer l’« incident » du réel.

L’exposition Phénomènes, présentée en collaboration avec Les Rencontres d’Arles, explore les modèles scientifiques de réplique d’évènements naturels en se penchant sur la théâtralité du laboratoire, lieu d’expérimentation où se rejoue constamment le monde. À travers leur (re)production artificielle, ces phénomènes (une avalanche, une tornade, la foudre, etc.) prennent littéralement forme, deviennent des choses – des entités sur lesquelles nous pouvons dès lors avoir une préhension.

Les compositions visuelles ainsi générées par l’artiste laissent toutefois planer une forme de mystère, d’indécidabilité. Énigmatique et séduisante, l’ambiance qui se dégage de ces reproductions invite au sensible plutôt qu’au rationnel : peu d’indices nous permettent de comprendre si ce qui « arrive » dans l’image relève du merveilleux ou du catastrophique. Le corpus est en quelque sort une mise à l’épreuve de l’imaginaire collectif lié au récit scientifique. Gadonneix y examine le désir des êtres humains de s’ap- proprier par l’intellect les choses abstraites, de transformer en objets (d’étude) des phénomènes intangibles. Ses scénographies abordent la question de l’insaisissable en considérant le besoin intrinsèque de l’être humain de mesurer et de contrôler ce qui l’entoure.